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Les Chapelles Medici

Les Chapelles Medici furent créées par les Medici afin d'accueillir les dépouilles des membres les plus importants de la famille. Elles se trouvent à l'intérieur de la basilique de San Lorenzo qui était l'église officielle des Medici avant de devenir leur mausolée. C'était surtout le Cardinal Giulio de' Medici, futur Pape Clément VII, qui souhaitait un mausolée pour y enterrer certains membres de sa famille.
En 1520, Michel-Ange Buonarroti commença les travaux de la Nouvelle Sacristie, appelée ainsi par opposition à la Vieille Sacristie réalisée par Brunelleschi. Il travailla aux sculptures des sarcophages jusqu'à son départ pour Rome en 1533 et c'est Giorgio Vasari qui acheva les travaux en 1546.
La tombe devait normalement contenir les dépouilles de Lorenzo il Magnifico, Giuliano de' Medici, Lorenzo duc d'Urbino et Giuliano duc de Nemours, c'est-à -dire les deux « Magnifiques » et les deux « Capitaines ». Cependant, seules les tombes des Capitaines furent achevées. À gauche de l'autel se trouve le sépulcre de Lorenzo duc d'Urbino, surnommé « le penseur » par Vasari. Sous le tombeau se trouvent les allégories du crépuscule et de l'aurore.
Le sépulcre de Giuliano est situé en face de celui de Lorenzo ; Giuliano y est représenté avec le bâton de commandement à la main et dans la partie inférieure on peut observer les allégories du jour et de la nuit.
Au-dessus du sarcophage des deux Magnifiques se trouve la statue de la Vierge réalisée par Michel-Ange en 1521. Elle est entourée des deux saints protecteurs de la famille Medici, Côme à droite réalisé par Montorsoli en 1537 et Damien à gauche, ouvre de Raffaele da Montelupo datant de 1531. L'importance des valeurs symboliques des deux statues est à la base des nombreuses interprétations auxquelles elles ont donné naissance. Les positions des deux figures principales représentent la vie active et contemplative tandis que les statues du sarcophage renvoient sans doute aux conditions et aux étapes de la vie humaine. Les tombes renvoient également au concept philosophique, cher à la spiritualité de Michel-Ange, de la libération de l'âme après la mort.

















